
On annonce la guerre. On la claironne même. Ce soir. Demain. Ce week-end. Imminente. On sent une joie obscène chez certains. Les matériels militaires s’amoncellent. On compte les F35 et les avions ravitailleurs qui traversent l’Atlantique, sans parler des C-130. La Grande Armada se déploie.
Mais comme d’habitude… ça coince. Trump parle maintenant de 10 jours supplémentaires !
Aïe. La tuile.
Et si, la plus grande trumperie se préparait ? De celle qui symboliserait le 2ème mandat du 47ème président américain ?
Les négociations de la dernière chance, selon l’expression consacrée, sont menées hors de l’administration diplomatique classique. Comprendre hors le Département d’état et hors Rubio (un néocon assumé, agité de la gâchette, surtout pour sa région natale et de coeur : Cuba, l’Amérique latine).
On trouve deux personnages étranges : le gendre de Trump, Jared Kushner et son vieux pote new yorkais, magnat de l’immobilier, Steve Witkoff (qui n’a pas fait d’étincelles sur le dossier ukrainien, trop complexe).
En soi, c’est un signe.
Pourquoi Trump n’utilise-t-il pas les circuits classiques ? Après tout, pour discuter de nucléaire, surtout avec les Iraniens, il faut un sacré bagage historique et diplomatique.
Oui mais… non. Pas si on se place dans une logique strictement binaire : nucléaire/pas nucléaire.
On connaît l’objectif de l’état profond néocon et de la secte fanatique de Tel Aviv : détruire l’Iran. Il n’y a donc rien à “négocier” pour eux.
Trump, il est pénible de devoir le rappeler sans cesse, est très intelligent.
Il sait pertinemment qu’une guerre avec l’Iran signerait la fin de son mandat et provoquerait un chaos économique global.
Il serait le président de la honte, de l’échec, des morts, du chaos, de la dépression économique.
Et ça mes amis, ce n’est pas du tout dans la psyché trumpienne…
Alors que faire ? Comment sortir de ce qui semble être un piège parfait ?
Réponse : en déroulant la plus formidable des entourloupes.
- faire monter la pression pendant plusieurs mois
- au point, de faire tuer réellement des milliers d’Iraniens (durant les manifs)
- déployer la Grande Armada, avec force publicité
- parler sans arrêt de “changement de régime“
- multiplier les menaces, être agressif
- et enfin, conclure un accord spectaculaire avec l’Iran : suppression du stock d’uranium déjà enrichi contre la fin des sanctions !
- clap de fin : défaite en rase campagne des néocons et de la bande de Nettanyahou. La paix mondiale est sauvée. Trump est un héros.
Rappelons qu’en mai 2018, Trump est sorti de l’accord négocié sous Obama (Joint Comprehensive Plan of Action). Un accord complexe, très tordu, typiquement un truc de ronds de cuir bas de plafond, ménageant la chèvre, le chou, le loukoum et le burger, sans oublier le falafel (et les spaghettis car les Européens étaient aussi -un peu- impliqués).
Bref : un gros sac à merde.
Trump doit donc obtenir davantage.
Aujourd’hui tout a changé. Téhéran a acquis la dissuasion du faible au fort sans le nucléaire grâce à son formidable programme de missiles (Israël a subi une terrible humiliation durant la guerre des 12 jours, en juin dernier).
Il lui suffit donc de renoncer TOTALEMENT au nucléaire civil (même si c’est son droit le plus absolu et qu’il en fait une question à la fois d’honneur et de légalisme).
Une telle concession, énorme à première vue, serait en réalité mineure. Elle permettrait de clouer le bec aux néocons et relancerait l’économie iranienne (le seul point noir du régime).


One reply on “Iran : guerre mondiale imminente ou trumperie géniale ?”
Voici un autre signe de cette “trumperie géniale”.
On nous dit (fuite bien pratique) que la tafiole Keir Starmer, premier ministre aux abois, aurait dit “NON” à Trump pour l’utilisation des bases aériennes britanniques pour l’offensive contre l’Iran !
Et que Trump serait donc très en colère.
Quelle farce !
Qui peut croire une seule seconde à cette absurdité, fuitée par le Times ? Les Etats-Unis contrôlent les Anglais et Starmer est le prototype du lèche-cul, sans AUCUN POUVOIR.
Il a en plus sur les bras une crise institutionnelle majeure (le frère du roi qui est une crapule, voire un criminel).
Bref, une psyop de plus ! Il s’agit de démontrer que les Etats-Unis veulent vraiment attaquer l’Iran et de faire monter la pression.
Tout ceci valide, épaule la version du Trump qui veut tout faire péter et qui en a gros sur la patate contre les Iraniens.
https://www.bbc.com/news/articles/cj98egkl7l1o