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Saloperie et sida mental

Iran : “pas de plan” est le plan

Membre modéré du “Front iranien de la liberté démocratique” (création de la CIA en mars 2026) : “We come in peace”

Oubliez l'”enrichissement de l’uranium“, la “menace imminente“, “libérer les Iraniens” et même le “changement de régime“. Autant de prétextes vaseux (et changeants) servis à John, Bob, Mohamed, Jean-François et Gunther pour les endormir.

A chaque fois on juge que les Américains échouent… alors qu’en réalité ils réussissent.

Car nous ne comprenons pas les concepts de victoire et de défaite de la même manière.

Irak 1 et 2 ? Echec. Syrie ? Echec. Libye ? Echec. Non, autant de victoires stratégiques.

La recette est toujours identique avec quelques variations de styles, de circonstances et de protagonistes : casser.

Prenez n’importe quel état constitué, fonctionnel et hostile et cassez-le.

Vous l’empêchez de relever la tête. De manière continue. Sanctions économiques pour appauvrir la population et déstabiliser le gouvernement. Opération militaire. Bombardements. Puis, “terrorisme”. Le cycle infernal de la répression. De la vengeance. Rincez-répétez.

Irak, Libye, Syrie, Liban, Soudan, Yémen, Somalie. Un véritable textbook.

Haine ethnique, haine religieuse ou simplement haine de l’autre (le gouvernement, l’insurgé, le “démocrate”, le laïc)… il y a tout ce qu’il faut au Moyen-Orient.

Cette région est la Samaritaine de l’embrouille.

L’un des problèmes de Trump est qu’il parle trop. Et trop directement. Il vient ainsi de révéler le pot aux roses.

Le président Trump est disposé à soutenir des groupes en Iran prêts à prendre les armes pour renverser le régime, ont déclaré des responsables américains, alors qu’il continue d’examiner publiquement et en privé plusieurs options quant à la personne qui devrait succéder au dirigeant déchu du pays. (source)

Ils ont même déjà parlé aux Kurdes ! Les mêmes Kurdes qu’ils viennent de baiser en Syrie. C’est magique. Seuls les Américains sont capables de tels retournements. Aucune honte : le cynisme le plus violent.

Autre erreur : on pense que les Américains sont idiots puisque toutes leurs guerres échouent en apparence.

Trump sait pertinemment qu’il est impossible d’envahir l’Iran avec des troupes. Il en parle par simple bravado. Mais cela n’a jamais été une option réelle.

Voici donc ce qui va se passer.

-d’abord, Trump annoncera rapidement la fin des “major combat operations” (exactement comme Bush en 2003 en Irak). C’est pour la galerie et pour rassurer les marchés financiers ainsi que les veaux votants aux mid-terms de novembre.

-mais les bombardements se poursuivront QUOTIDIENNEMENT (Israël a par exemple bombardé la Syrie pendant des années, en silence, selon son bon plaisir).

-ensuite, des “escadrons de la mort” montés par les israélo-américains provoqueront des massacres, des attentats. Dans des mosquées, sur des minorités. Des actions très violentes, très sales. Spectaculaires.

-ces équipes spécialisées seront composées par les MILLIERS de militants Isis/Daech récemment libérés des prisons kurdes en Syrie (par leurs copains les coupeurs de tête modérés d’Al-Julani désormais au pouvoir).

Ils sont encore jeunes, remplis de haine, remontés comme des coucous suisses (ou plutôt arabes). Il suffira de leur fournir un flot ininterrompu et massif d’armements et de les lancer à la chasse aux Chiites en Iran.

Ils feront preuve d’une férocité inouïe. Leur spécialité ? Couper les têtes bien sûr. Brûler des prisonniers vivants aussi (pour le fun). Ils aiment bien de temps en temps balancer des homosexuels du toit des immeubles afin de varier les plaisir. Autre corde à leur arc de la gaudriole : l’esclavage sexuel (demandez donc aux femmes yézidies…).

-cela lancera le cycle infernal de la répression et de la vengeance. Ce principe de vengeance est fondamental dans la région. Il se double avec celui du martyr. Cadeau bonus.

-parallèlement, on installera des faux groupes cette fois politiques. Par exemple “Union des monarchistes” ou encore “Front démocratique iranien“, “Coalition iranienne libre“. Ils seront armés eux aussi. Et on les présentera évidemment comme des “modérés” (le vieux coup de la CIA et du Mossad en Syrie).

Les médias occidentaux seront aux anges. Et selon le bon mot d’un certain Laurent F., ils feront tous du “bon boulot“. 😉

-quand la situation intérieure sera suffisamment déstabilisée, les Etats-Unis déploieront alors de petites unités pour protéger… les sites pétroliers et gaziers ! Exactement comme ils le firent en Syrie. Ce sera pour une noble et utile cause. Personne ne protestera.

Après tout, selon la formule consacrée : the spice must flow. Cela vaut pour la science-fiction mais surtout pour les hydrocarbures dans le monde réel.

Tout ceci n’est pas une thèse complotiste. Personne ne doit oublier l’opération secrète de la CIA lancée par Obama pour détruire la Syrie : “Timber Sycamore” (2012). Ils utilisèrent à l’époque des fanatiques sunnites irakiens…

En 2026, ils utiliseront les fanatiques sunnites syriens. Chaque pays failli et détruit permet ainsi d’attaquer le suivant sur la liste. Principe génial.

Voilà. Cela va durer des ANNEES.

Peut-on encore trouver des motifs d’espérance pour le peuple iranien ?

Oui.

  • L’Iran est plus fort et mieux structuré que l’ex-Syrie d’Al-Assad.
  • Téhéran a une grande expérience de la contre-insurrection (des milices iraniennes ont considérablement aidé le régime de Damas durant la guerre menée contre Isis/Daech, une création israélo-américaine rappelons-le).
  • Les Perses sont beaucoup plus intelligents que les Arabes. Cela aide.
  • La Chine et la Russie pourraient aider Téhéran (il faudrait vraiment que ces deux-là commencent à se réveiller, la limite devient ténue entre la faiblesse et la stupidité).

Mais on peut craindre que cela ne soit pas suffisant.

Le plan israélo-américain n’a JAMAIS varié d’un iota : le chaos.

Empêcher par tous les moyens l’émergence d’un Iran souverain, indépendant, ambitieux et fort, capable de factoriser et projeter la puissance de ses hydrocarbures.

Je ne veux pas vous casser le moral mais jusqu’à présent… c’est presque un sans-faute.

POST-SCRIPTUM

Si on se projette dans le futur, à moins que le couple Pékin/Moscou trace ENFIN une véritable ligne rouge et décide de sanctuariser l’Iran (grâce à l’arme nucléaire ?)… la paire Israël/Etats-Unis poursuivra son travail de destruction et de déstabilisation.

C’est écrit.

Car l’Iran est une pièce trop importante sur l’échiquier géopolitique.

Pour synthétiser la mécanique infernale : si un des deux camps ne peut pas l’obtenir, alors il empêchera l’autre de l’avoir.

POST-SCRIPTUM BIS

A peine mon article mis en ligne, la niouze tombait : c’est désormais quasi officiel.

La CIA arme les Kurdes (sur la frontière avec l’Irak) !

Lien : https://edition.cnn.com/2026/03/03/politics/cia-arming-kurds-iran

Qui peut croire que cela vient d’être décidé entre la poire et le fromage ? C’est le plan et depuis longtemsps.

Inévitablement, ils ajouteront dans le jeu et dans la fournaise les sunnites cinglés de Syrie.

Le chef des “modérés” qui règne à Damas, le coupeur de tête Al-Julani, obligera ses maîtres.

Avec plaisir même.

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Trump et Iran : réfutation du chantage et de la manipulation

Même les grands hommes font des erreurs. Et surtout : de grandes erreurs.

Pourquoi Trump a décidé d’attaquer frontalement l’Iran samedi 28 février 2026 ?

Chez les comploplos on dit ceci : rasoir d’Ockam avec l’étiquette “Epstein” dessus. Les Israéliens tiendraient ainsi le 47ème président des Etats-Unis par la queue, au sens propre comme au figuré.

La vie de Trump démontre l’absurdité de cette thèse.

Trump c’est d’abord une famille new-yorkaise influente, ayant fait fortune dans l’immobilier.

La Grosse Pomme est la PLUS GRANDE VILLE JUIVE en dehors d’Israël.

En clair : Donald Trump a toujours évolué dans le bain juif américain. Il les comprend. Il les pratique. Il les connaît intimement.

Il admire leur intelligence, leur sens du business et leur sens de l’action. Comme eux, Trump est un faiseur (un “doer“).

Voilà pourquoi, à la différence des familles Wasp de l’Amérique originelle, Trump a accepté que sa fille Ivanka épouse un juif, Jared Kushner (aujourd’hui son émissaire, preuve qu’il respecte son beau-fils).

Trump apprécie sincèrement les juifs (américains et israéliens). Prendre leur défense, voire leur parti, est donc naturel pour lui. Il n’a pas besoin de se forcer ou d’être manipulé.

Ensuite, le jeune Trump était un queutard raisonnable (à la différence d’Epstein et son besoin pathologique d’éjaculer au minimum 5 fois par jour).

Plusieurs mariages, des maîtresses. Beau gosse, malin, sévèrement burné, connu et riche… dans une grande ville comme New-York cela constitue un électro-aimant à gonzesses.

En clair : pas besoin de payer, pas besoin de faire des efforts. Les poules se jettent à ses pieds (même si parfois, 25 ans après, certaines osent parler d’agression sexuelle).

Cela fait de la peine aux pseudos féministes ? C’est un fait aussi biologique qu’universel : les femmes se jettent sur les mâles alpha. Inutile de leur offrir des fleurs ou de les inviter au restaurant avant de pouvoir les trousser, excuse my french.

Trump était indubitablement un mâle alpha.

Il n’a JAMAIS EU BESOIN d’Epstein, durant les décennies 1980 et 1990, pour tirer des coups (à la différence de Bill Gates par exemple, archétype du neuneu riche mais infoutu de lever une poule… il suffit de voir son ex-épouse, une gueule de secrétaire à pisser des glaçons, frigide et dépressive).

Pour résumer : je ne crois absolument pas au Trump violant des petites filles. Il aime les vraies femmes très sexuées, avec des poitrines généreuses voire siliconées, pas des gamines prépubères.

Rappelons enfin que Trump a BALANCE Epstein aux flics en Floride (vers 2006) car il en avait marre de son comportement d’obsédé pathologique.

Cette longue introduction me semble nécessaire pour réfuter la thèse d’un chantage sexuel/criminel que le Mossad exercerait sur Trump, ou celle d’une manipulation.

Retour donc à la question qui brûle nos neurones : pourquoi Trump a SUBITEMENT tout lâché alors qu’il avait très bien géré le délire de Nettanyahou (ayant attaqué l’Iran en juin 2025) ?

Que s’est-il passé ?

Pourquoi 8 mois après :

  • il viole ses engagements électoraux
  • il viole tous ses électeurs Maga
  • il viole même ses convictions personnelles exprimées à de nombreuses reprises, et même avant la campagne de 2016 (en gros “ça suffit les guerres absurdes et coûteuses menées au Moyen-Orient“).

Je propose une réponse aussi simple que le rasoir d’Ockam évoqué plus haut : l’hubris et le poker.

Trump est supérieurement intelligent. Il est riche. Il a 79 ans. C’est son dernier mandat présidentiel. Et il sait qu’il risque d’être battu aux mid-terms, en novembre.

Depuis 2024, il est le CENTRE DU MONDE. Mieux : c’est un survivant quasi divin. Ils ont tout essayé contre lui.

Avec la tentative d’assassinat de juillet 2024 à Butler, puis son triomphe électoral quelques mois après, en novembre… il est devenu quasi divin.

Emporté par son égotisme, enivré par son succès au Vénézuéla Trump pense qu’il peut ENFIN TERMINER LE BOULOT de tous ces prédécesseurs… remontant jusqu’à Jimmy Carter en 1979.

On ne peut pas comprendre l’importance géopolitique de l’Iran si on ne remonte pas dans le temps… jusqu’en 1953, avec l’opération Ajax, le coup d’état contre Mosaddegh (nationalisation de l’industrie pétrolière) !

La question iranienne transcende les présidences américaines et ce depuis longtemps.

La personnalité énorme de Trump étouffe ce fait géopolitique pourtant fondamental !

Trump veut donc faire gagner l’Amérique… en remportant au finish la médaille d’or dans une compétition entamée il y a un DEMI SIECLE.

Il y a aussi un angle d’abnégation, de sacrifice personnel.

Voilà pourquoi il a ordonné ce coup de poker : grosse mise. Gros risque. Mais possible gain à l’échelle.

Car oui, on l’oublie une fois de plus, Trump est aussi un homme de casinos (à Atlantic City).

Les intérêts d’Israël et des Etats-Unis sont parfaitement alignés sur l’écliptique géopolitique.

  • Grand Israël (ergo briser/morceler tous les états hostiles dans la région)
  • interdire à un Iran indépendant et hostile de factoriser géopolitiquement ses hydrocarbures (en clair de devenir une importante puissance régionale)

Trump sent qu’il est le mieux placé pour cela et que c’est la dernière chance en terme de calendrier (l’Iran se renforçant avec la Chine derrière, et ayant réussi une forme de dissuasion du faible au fort avec ses missiles et drones).

Trump tente sa chance. Pour forcer son destin.

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Iran : après la décapitation la tête repousse

Surprise surprenante ! Nouvelle technologie décoiffante ! On coupe la tête, pouf, elle repousse ! C’est fou le progrès.

Israël et les Américains ont enfin réussi à éliminer le “leader suprême”, Khamenei, “one of the most evil people in History” comme l’écrit Trump.

For-mi-da-ble.

Gé-nial.

Et maintenant ?

Cela fait longtemps que le régime iranien se prépare. On ne peut donc pas parler de surprise surprenante.

Depuis des années, Israël prend un malin plaisir à assassiner les têtes du Hamas, du Hezbollah. Et à chaque fois, de nouveaux dirigeants prennent la place.

C’est la mystique de la “frappe de décapitation“.

Khamenei était âgé de 86 ans. Autant dire que ses jours étaient comptés. Sa mort est quasi miraculeuse pour un dignitaire chiite puisqu’il est mort en “martyr”.

Les Occidentaux ne comprennent rien à ces aspects religieux. Mais en Iran, ça compte. Et en matière de ferveur religieuse, de nombreux Iraniens sont sévèrement burnés.

Bref, rien de mieux pour :

  • galvaniser les troupes (assoiffées de vengeance)
  • promouvoir de nouveaux dirigeants plus jeunes, avec davantage de testo (et qui ont été PREPARES, ce point est fondamental)

On ne peut pas comparer la Libye et la liquidation de Kadhafi qui “tenait” un petit pays artificiel de 6,3 millions d’habitants, en réalité un assemblage de tribus (3 provinces principales). Il n’y a pas eu d’unification avant le 20ème siècle.

En Iran, les échelles changent. Tout est différent. Population : 93 millions (les Perses pèsent 50 à 60 %). Territoire grand comme 3 fois la France. L’Histoire habite ce pays. La géographie l’ancre dans le temps et l’espace.

Il a une existence qui transcende tel ou tel ou tel dirigeant ou ministre ou général.

On nous répète en boucle sur BFMerde et LCI que la population iranienne veut se débarrasser des mollahs.

A l’évidence, des mécontents existent puisque le pays a connu plusieurs épisodes de manifestations violentes (et réprimées).

Mais est-ce suffisant pour renverser le régime ?

Le bon sens commande de répondre non.

L’idée que tout l’appareil militaire, sécuritaire, administratif du pays va simplement déposer les armes, rentrer à la maison puis attendre l’arrivée des “libérateurs” en espérant qu’ils jouiront d’une “immunité” (promise par Trump) relève de l’hystérie hollywoodienne.

Sur 93 millions, des centaines de milliers d’Iraniens sont des soutiens INDEFECTIBLES ET HYPER-MOTIVES du régime.

L’armée mettons 600 000 hommes + 300 000 réservistes. Parmi eux, il y a la garde prétorienne du régime : les Gardiens de la révolution (190 000 à 300 000 hommes).

On bute leur chef et leur leader spirituel et ils vont dire “merci bwâna“, baisser les yeux et déposer les armes ?

Posons la question à Nabilla, vivant à Téhéran et équipée d’un doctorat en géopolitique et d’un BEPC de shampouineuse/masseuse :

“Allô ? On te coupe la tête et elle repousse pas ? Non mais allô quoi ?”

Trump vit à l’heure américaine, littéralement “le quart d’heure américain”. Tout y est spectaculaire !

Les opérations se comptent en heures, en jours. Flash spécial sur Foxnews  : “furie épique“.

Le boss du “Département de la guerre” fait des pompes en direct sur Twitter. Et Trump poste des messages rageurs sur son réseau social Truth.

On installe des webcams 4 000k dans le nez des missiles Tomahawk. Superbes images, en effet.

On relève une étrange constante : il ne faut SURTOUT PAS désespérer le veau d’or.

Chaque “frappe“, chaque “opération“, chaque “attaque préventive” bizarrement débute toujours le samedi matin.

Wall Street ne supporterait pas d’y laisser quelques plumes. Et les boumeurs qui boivent des cocktails en Floride ne supporteraient pas de voir leur 401K baisser.

La faiblesse est donc brûlante, le hiatus considérable.

Bref.

Personne ne peut envahir l’Iran, l’occuper et en prendre le contrôle.

Alors si le régime n’est pas renversé de l’intérieur, quel est le plan B ?

Silence de mort.

Il n’y a pas de plan B.

Comme en Irak, en Afghanistan à l’époque.

Trump sera certainement balayé début novembre et dans la foulée destitué par les Démocrates (qui l’attendent au tournant, Iran pas Iran, ils utiliseront tous les prétextes).

Tout ça pour ça ?

Le nouveau livre de Trump à paraître en novembre, traduit en français : “L’art de tout perdre après avoir tout gagné”.