
Israël et les Américains ont enfin réussi à éliminer le “leader suprême”, Khamenei, “one of the most evil people in History” comme l’écrit Trump.
For-mi-da-ble.
Gé-nial.
Et maintenant ?
Cela fait longtemps que le régime iranien se prépare. On ne peut donc pas parler de surprise surprenante.
Depuis des années, Israël prend un malin plaisir à assassiner les têtes du Hamas, du Hezbollah. Et à chaque fois, de nouveaux dirigeants prennent la place.
C’est la mystique de la “frappe de décapitation“.
Khamenei était âgé de 86 ans. Autant dire que ses jours étaient comptés. Sa mort est quasi miraculeuse pour un dignitaire chiite puisqu’il est mort en “martyr”.
Les Occidentaux ne comprennent rien à ces aspects religieux. Mais en Iran, ça compte.
Bref, rien de mieux pour :
- galvaniser les troupes (assoiffées de vengeance)
- promouvoir de nouveaux dirigeants plus jeunes, avec davantage de testo (et qui ont été PREPARES, ce point est fondamental)
On ne peut pas comparer la Libye et l’assassinat de Kadhafi qui “tenait” un petit pays artificiel de 6,3 millions d’habitants, en réalité un assemblage de tribus (3 provinces principales). Il n’y a pas eu d’unification avant le 20ème siècle.
En Iran, les échelles changent. Tout est différent. Population : 93 millions (les Perses pèsent 50 à 60 %). Territoire grand comme 3 fois la France. L’Histoire habite ce pays. La géographie l’ancre dans le temps et l’espace.
Il a une existence qui transcende tel ou tel ou tel dirigeant ou ministre ou général.
On nous répète en boucle sur BFMerde et LCI que la population iranienne veut se débarrasser des mollahs.
A l’évidence, des mécontents existent puisque le pays a connu plusieurs épisodes de manifestations violentes (et réprimées).
Mais est-ce suffisant pour renverser le régime ?
Le bon sens commande de répondre non.
L’idée que tout l’appareil militaire, sécuritaire, administratif du pays va simplement déposer les armes, rentrer à la maison puis attendre l’arrivée des “libérateurs” en espérant qu’ils jouiront d’une “immunité” (promise par Trump) relève de l’hystérie hollywoodienne.
Sur 93 millions, des centaines de milliers d’Iraniens sont des soutiens INDEFECTIBLES ET MOTIVES du régime.
L’armée mettons 600 000 hommes + 300 000 réservistes. Parmi eux, il y a la garde prétorienne du régime : les Gardiens de la révolution (190 000 à 300 000 hommes).
On bute leur chef et leur leader spirituel et ils vont dire “merci bwâna“, baisser les yeux et déposer les armes ?
Posons la question à Nabilla, vivant à Téhéran et équipée d’un doctorat en géopolitique et d’un BEPC de shampouineuse/masseuse :

Trump vit à l’heure américaine, littéralement “le quart d’heure américain”. Tout y est spectaculaire !
Les opérations se comptent en heures, en jours. Flash spécial sur Foxnews : “furie épique“.
Le boss du “Département de la guerre” fait des pompes en direct sur Twitter. Et Trump poste des messages rageurs sur son réseau sociale Truth.
On installe des webcam 4 000k dans le nez des missiles Tomahawk. Superbes images, en effet.
On relève une étrange constante : il ne faut SURTOUT PAS désespérer le veau d’or.
Chaque “frappe“, chaque “opération“, chaque “attaque préventive” bizarrement débute toujours le samedi matin.
Wall Street ne supporterait pas d’y laisser quelques plumes. Et les boumeurs qui boivent des cocktails en Floride ne supporteraient pas de voir leur 401K baisser.
La faiblesse est donc brûlante, le hiatus considérable.
Bref.
Personne ne peut envahir l’Iran, l’occuper et en prendre le contrôle.
Alors si le régime n’est pas renversé de l’intérieur, quel est le plan B ?
Silence de mort.
Il n’y a pas de plan B.
Comme en Irak, en Afghanistan à l’époque.
Trump sera certainement balayé début novembre et dans la foulée destitué par les Démocrates (qui l’attendent au tournant, Iran pas Iran, ils utiliseront tous les prétextes).
Tout ça pour ça ?

