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Or : l’arme fatale chinoise contre le dollar américain

Suprême ironie. Bon d’accord il faut faire un effort d’imagination. Sean Connery est chinois et la femme tuée par l’or, est l’Amérique. Vous suivez ? C’est Goldfinger ou plutôt Golddimsum !

Je vais vous dévoiler le plan machiavélique et d’une simplicité déconcertante de la Chine pour détruire l’hégémonie des Etats-Unis.

Rien de moins.

D’abord la mise en bouche avec le graphique (prix d’une once d’or en USD).

En 1971, Richard Nixon casse le lien or-dollar (la convertibilité). Forte hausse du prix pendant l’inflation qui suit (fin des années 70)…

Puis l’or disparaît. Pendant 20 ans.

En réalité, on le fait disparaître. L’Occident le matraque (avec de l’or papier, permettant de shorter). L’or n’a jamais cessé de gêner les faux monnayeurs… C’est l’époque de la “relique barbare“. On se moque de ce truc de grand-mère. Le monde occidental se financiarise à grande vitesse. Vous êtes in ou out.

Mais d’autres secousses arrivent. 2008. La crise financière mène à une impression frénétique de pognon (en Europe, crises des dettes et le fameux “whatever it takes” de la BCE). L’or grimpe en mode maillot jaune. Forcément.

Tout s’emballe après le Covid (“quoi qu’il en coûte“), une fois le cap des 2 000 dollars par once franchi. Il s’agit d’une réaction épidermique de l’or face au viol des monnaies.

Aujourd’hui, son cours a explosé la barre des 4 800 , 4 900 dollars (à ce rythme, on sera à 5 000 demain ou lundi).

Avant, j’étais comme vous. Si, si. Un long nez, un cul blanc naïf persuadé d’appartenir au camp du Bien, du Beau et du Bon (pour la Brute, mieux vaut ne pas remuer le couteau dans la plaie…)

Le métal précieux servait pour les alliances et autres parures. On voyait certes une forme de fièvre étonnante pour les lingots d’or dans quelques films de gangsters. Rien de plus.

Ma vie en Asie a changé ma perspective. J’ai enfin compris que l’or était l’argent, si vous me pardonnez ce raccourci.

En Thaïlande, il existe des milliers de magasins spécialisés. Et ça achète, ça vend, en permanence. Une frénésie. Aucune taxe (le gouvernement n’oserait pas !) L’or métal fait office de “compte en banque”. La mystique est bien réelle, vivace, éternelle.

Zoom arrière : l’écrasante majorité de l’humanité SAIT que l’or est spécial (depuis des millénaires).

Faites l’addition ! Chine, Inde, Asie du Sud-Est, Moyen-Orient, Afrique, Amérique du sud…

Zoom avant : seuls quelques centaines de millions d’Occidentaux -vous- ont été décervelés et intoxiqués (en quelques décennies).

Ces milliards d’individus n’ont pas fait d’études, n’ont pas lu Ludwig von Mises et pourtant ils SAVENT dans leur chair.

“Il n’y a aucun moyen d’éviter l’effondrement final d’un boom provoqué par une expansion du crédit. L’alternative est de savoir si la crise doit arriver plus tôt, par l’abandon volontaire d’une expansion supplémentaire du crédit, ou plus tardivement, comme une catastrophe finale et totale du système monétaire affecté”. (L’action humaine, 1940)

Qui va gagner d’après vous ? Qui ? Poursuivez votre lecture… 😉

J’ai complété mon expérience de vie par l’étude de l’histoire récente de la région indochinoise. Après la chute de Saïgon en 1975, seul l’or pouvait acheter un passage  maritime (dangereux) pour fuir le régime communiste (les boat people). Toujours au Vietnam, la monnaie locale (le Dong) fut plusieurs fois violée par le gouvernement (dévaluation/spoliation)… Seul l’or demeure. Imperturbable. Immuable. La banque centrale a longtemps monopolisé le marché du métal puis a institué des quotas d’importation (la demande étant trop forte, le prix de l’or est ainsi toujours un peu plus élevé au Vietnam).

Mais alors quel est le rapport avec la choucroute chinoise ?

Mettez-vous dans la tête des dirigeants de l’empire du Milieu, de Deng Xiaoping jusqu’à Xi Jinping.

Un continuum. Une pensée longue qui s’appuie sur une longue tradition.

Dès 1989 (chute du mur de Berlin et les incidents de Tiananmen) le PCC comprend que les Etats-Unis sont l’ennemi et que le conflit est inévitable.

Mais la Chine sait qu’elle n’est pas encore prête. On ne peut pas battre l’Oncle Sam quand on bouffe du riz et qu’on se déplace en bicyclette. Il faut d’abord se développer.

C’est la phase 1 : “enrichissez-vous” (le slogan lancé par Deng Xiaoping, mettant fin aux délires autodestructeurs de la période maoïste).

Phase 2 : se développer tout en commençant à affaiblir l’ennemi. L’industrie occidentale est ainsi ravagée, consciencieusement, scientifiquement, à partir des années 2000 (entrée de la Chine dans l’OMC, ultime traîtrise de Bill Clinton et de ses amis affairistes de Wall Street).

A l’intérieur, et grâce au pognon des exportations, la Chine se couvre d’infrastructures (routes, lignes de TGV, aéroports, ponts, centrales thermiques, centrales nucléaires, etc.). Le développement engendre le développement. Osons le dire froidement : le chômeur européen et américain enrichit l’ouvrier chinois. Et l’état chinois.

Cette “pensée double” ou “action double” est toujours au coeur de la psyché chinoise. Traduction évidente de la philosophie du Yin et du Yang.

Phase 3 : en parallèle du développement économique, il faut une armée pour tenir en respect l’ennemi. Là aussi, les progrès sont fulgurants. Les vagues d’assaut viandardes (comme en Corée du Nord fin 1950), c’est fini. Armes nucléaires stratégiques, marine de haute-mer, missiles longue portée, aviation… La PLA se modernise. Le territoire est sanctuarisé. La dissuasion nucléaire solidement affirmée.

Phase 4 : le découplage. Etre trop lié économiquement à son principal ennemi le protège quelque part (si vous lui faites du mal, vous vous en faites aussi)… Cela commence lors du premier terme de Trump. Aujourd’hui , les exportations vers le Nouveau Monde ne pèsent plus que 11 % du total chinois. Trump n’a pas compris que Pékin s’était préparé. Voilà pourquoi son offensive d’avril 2025 avec les taxes douanières a remarquablement foiré.

Phase 5 : la Chine a toujours su qu’il serait aberrant de déclencher une guerre cinétique contre les Etats-Unis, entraînant un massacre généralisé. Aucun intérêt. Imbécile. Il est préférable d’affaiblir les Etats-Unis. Dans tous les sens, y compris en interne. Cela permet de neutraliser la menace américaine, d’atténuer son pouvoir de nuisance.

On trouve ici la litanie des manipulations et autres actions de déstabilisation : liens avec le parti Démocrate, les organisations d’extrême-gauche, le “racisme”, le délire du CO2, les voitures électriques, le LGBTisme, l’invasion migratoire, les drogues dures, la corruption, etc.

Tout ce qui divise et affaiblit l’Oncle Sam est actionné, mis en oeuvre, poussé, appuyé, factorisé.

Nous arrivons enfin à la dernière phase : la bataille monétaire. Celle qui clôturera la guerre et consacrera la victoire chinoise totale.

Les Etats-Unis jouissent du privilège impérial. Son véhicule ? Son bâton de maréchal ? Le dollar américain, leur monnaie. Une arme également, très puissante.

En gros : les esclaves du monde entier fabriquent et fournissent des produits, les Américains les “payent” avec des bouts de papier imprimés. Le confort. La facilité. Et au final, la démesure.

Inévitablement, les dettes, démentielles, s’accumulent. Ecce homo.

C’est d’une banalité affligeante quasi biologique, ancrée dans ce que nous sommes (les empereurs romains il y a 2 000 ans violaient -déjà- leur monnaie, en réduisant la quantité de métal dans les pièces).

Les Américains ont donc abusé de cette arme au fil des décennies… L’arme s’est ainsi muée en boulet, en point extrêmement faible.

La clé de voûte qui menace de lâcher, entraînant la destruction de tout l’édifice.

L’or a la particularité de dévoiler le viol des monnaies fiat.

Le prix de l’or ne monte pas, intrinsèquement. Ce sont les prix de l’or exprimés en monnaies violées qui montent.

En introduction, je parlais de l’or papier (utilisé pour faire baisser artificiellement le prix de l’or, pour atténuer son rôle de révélateur).

On estime le ratio (once papier/once de métal) à 100, 250, voire même 500. Grosse erreur de l’Occident. Si les acteurs réclament de plus en plus la livraison physique, le système sautera. Augmentant encore les prix.

Après le Covid, des banques centrales ont acheté du métal (Turquie, etc.). Certaines continuent à ce jour (Pologne par exemple). Cet or n’est pas spéculatif. Il est retiré de la circulation, placé dans des coffres.

Côté offre ? Comme par hasard, la Chine est le premier producteur mondial (avec la Russie). Plus de 600 tonnes par an… Cet or ne sort pas. Il est thésaurisé.

Il faut noter que le PCC a encouragé ses citoyens à acheter le métal précieux (facilités, campagnes de publicité, messages institutionnels, à partir de 2008). A ma connaissance, c’est le seul pays au monde à faire cela.

Le plan est donc aussi simple que machiavélique. Et son succès est GARANTI. Il s’inscrit dans une inéluctabilité historique.

-achat massif or métal, officiellement et officieusement (la Chine amasse aussi clandestinement de l’or, via ses mafias à l’étranger, c’est une certitude. Ses réserves officielles sont systématiquement sous-estimées)

-le cours en dollars américains (la monnaie de référence) monte

-d’autres acteurs comprennent le schéma (des banques centrales entre autres). Et achètent à leur tour. Le prix continue de monter.

-à un moment, le prix est tellement élevé que la réalité apparaît, ignoble et solaire à la fois : le dollar c’est du papier-toilette et les Etats-Unis sont des WC.

Liquidation des dettes existantes (les bons de du Trésor US). On dit : la Chine en possède encore 700 milliards donc elle perdrait tout, donc elle ne le fera pas. Raisonnement idiot. Car de telles pertes sont largement couvertes/compensées par ses réserves d’or ! Dans le même temps, chaque année, Washington émet des centaines de milliards de dettes supplémentaires pour couvrir son déficit budgétaire (la France fait la même chose depuis un demi siècle).

Il devient de de plus en plus difficile de placer ces nouvelles émissions (qui serait assez fou pour acheter du papier toilette ?) En réalité, là encore, cela pousse les Etats-Unis à la faute : ils vont inévitablement acheter eux-mêmes leurs nouvelles dettes (programmes du type QE, etc.) La machine à imprimer s’emballe, renforçant la hausse, renforçant le cycle infernal.

-passé ce stade, c’est le décrochage. Plus personne n’accepte des dollars pour le commerce international. La puissance impériale s’effondre. Des troubles éclatent (guerre civile). L’Amérique s’appauvrit brutalement. Renforçant le côté papier-toilette du dollar. On entend le bruit du siphon. On tire la chasse. L’Histoire referme le chapitre de la domination étatsunienne.

-la Chine reprend alors le flambeau. Par comparaison, c’est un havre de paix, de stabilité et de prosperité. Et elle est assise (avec ses partenaires des Brics comme la Russie) sur des MONTAGNES d’or. La monnaie chinoise s’adosse sur ces réserves de métal précieux. Elle devient convertible ET désirable.

-Game over : victoire de la Chine par K-O monétaire. Sans jamais avoir tiré un seul coup de feu (directement du moins).

“A votre santé les gars. Non inutile de me féliciter… c’était VRAIMENT trop facile”
POST-SCRIPTUM

Je ne suis pas dans le cerveau des dirigeants du PCC (même si je suis un de leurs agents, bien sûr). 😉

Pourquoi ce plan est une certitude ? Parce qu’il est… certain et simple.

Désolé pour la tautologie, mais elle est nécessaire.

Voici quelques axiomes qui encadrent et complètent ma démonstration :

-la Chine veut reprendre SA PLACE dans le monde : celle du centre. Elle ne renoncera jamais.

-les Etats-Unis sont extrêmement agressifs. Jamais ils n’accepteront de partager la puissance ou de laisser la Chine devenir numéro 1

-la guerre sino-américain est donc inévitable (on l’exprime aussi via le Piège de Thucydide)

-dès la fin des années 90, contre les Etats-Unis, la Chine théorise la guerre hors limite (je préfère ” 360 ° “)

-briser le dollar est le moyen le plus rapide, le moins coûteux, le plus facile d’affaiblir suffisamment les Etats-Unis (pas de les détruire, mais de les mettre hors jeu)

-les dirigeants chinois sont supérieurement intelligents, pragmatiques absolument pas “idéologiques”, contresens que l’on commet toujours à cause de Mao et de l’étiquette du PCC. De plus ils savent travailler sur le temps long (des décennies)

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Pognon

Série “Régis est un con” : la dette n’a aucune importance

Dans la série “Régis est un con” je demande le père (“La dette n’a aucune importance“), le fils (“L’état n’est pas une entreprise ni un ménage“) et le cousin (“De toute façon, la dette ne sera jamais remboursée, prout“).

En réalité, la famille des crétins (et des voleurs) est nombreuse.

On nous annonce :

“Dette publique : la France va emprunter 310 milliards d’euros en 2026, un nouveau record”

rappel :
-2024 = 285 milliards
-2025 = 300 milliards

Eh oui, les déficits budgétaires annuels (non stop depuis 1975) continuent de s’ACCUMULER.

Ces trous chaque années doivent être comblés en plus de rembourser les dettes précédentes.

Second problème : les intérêts.

En 2025, l’état a emprunté en moyenne à 3,14 %… versus 2,91 % en 2024.

La France emprunte plutôt à long terme (10 ans) contrairement aux Etats-Unis… Donc, les dettes émises durant la période bénie des taux 0… commencent à arriver à maturité et sont “rollover” (refinancées) à des taux bien supérieurs (aujourd’hui, le 10 ans français atteint 3,56 %).

Graphiques Institut des libertés (Charles Gave).

Alors on nous dit (à juste titre) : la BCE finira par éponger.

C’est vrai.

There is no alternative” et “whatevers it takes” (on se souvient de la crapule Mario Draghi, sinistre ex-Goldman Sachs, puis patron de la BCE et enfin premier ministre illégitime de l’Italie).

A un moment plus personne de neurologiquement “normal” ne voudra acheter le papier français car sa qualité rejoindra celle du papier-toilette avec lequel on se torche.

Conclusion : c’est la BCE et ses complices (les grandes banques commerciales) qui achèteront (plus ou moins en sous-main).

Répétons-le : c’est inévitable.

Sauf que cela n’empêchera pas la somme des INTERETS de gonfler inexorablement (suivant ainsi la courbe ascendante de la dette totale).

Ces intérêts annuels sont déjà colossaux : en 2025 = de 58 à 65 milliards d’euros.

En 2026 ? 74 milliards.

Le sujet est tellement explosif qu’il est difficile de trouver des montants fiables (le gouvernement entretient le flou avec plusieurs modes de calcul).

Mise en perspective : en 2022, on a versé au total 87 milliards d’euros de pensions de retraite (aux “agents publics“, lire plus bas).

Une chose est sûre : c’est déjà le DEUXIEME poste budgétaire de l’état (le premier étant l’éducation nationale).

Dit autrement : c’est presque autant que le montant total de l’impôt sur les sociétés !

Chaque année.

Contre-argument : “des clous, on ne paiera pas“. La dette publique française est détenue à 55 % par des étrangers. Au pays de Casimir et de l’Ile aux enfants, il suffirait de leur dire : “on arrête de payer parce qu’on le vaut bien” ? Bon courage.

Contre-argument : “c’est pas grave, on fera payer les riches“. Dans un pays déjà champion du monde de la rapine impositoire-suppositoire-sodomitoire ? Bon courage.

Et enfin, celui que je préfère, le poncif des poncifs, la mine de sel des neurones : “de toute façon la dette c’est virtuel, prout, nananannnèèèèèèèère“.

Des sommes qui dépassent l’entendement, des jeux d’écritures, des mots bizarres (maturité, encours, service de la dette, soutenabilité, solde primaire, profil d’amortissement, prime de risque, spread, etc.). Donc, tout ceci ne nous concernerait pas.

C’est l’inverse : cet argent est O combien réel. Il irrigue l’économie du pays, littéralement.

Ce pognon sert à payer chaque année des morceaux de :

  • retraites des fonctionnaires
  • régimes spéciaux de retraite
  • rémunérations des fonctionnaires
  • allocations sociales
  • soins médicaux
  • travaux publics
  • armes à l’Ukraine
  • accueil, hébergement des envahisseurs “migrants”
  • aides détournées par les pays du tiers-monde
  • des associations, des ONG
  • salariés d’entreprises “publiques” en déficit perpétuel (SNCF, RATP, EDF, etc.)
  • de la pseudo culture (spectacles, festivals, films minables)
  • corruption illégale et légale (rétrocommissions, contrats passés aux copains, etc.)

… et à chaque étape, tous ces gens, des vrais gens, de chair et d’os, consomment, se logent, investissent, etc.

La liste est sans fin. Le ruissellement est pour une fois le terme approprié (quelle ironie).

Le système économique et social de la France, votre cadre de vie, votre confort pour nombre d’entre-vous, repose sur le déficit budgétaire et donc la dette.

Reformulons car cela n’imprime toujours pas.

Imaginez que l’on interdise tout déficit à l’état.Verboten. Rideau.

Rappel de la paille ou de la poutre dans l’oeil : 130 milliards en 2025.

Imaginez donc qu’en 2026, on SUPPRIME brutalement 130 milliards de dépenses publiques. D’un trait de plume.

Uppercut dans la gueule du pays.

Mais ce n’est pas fini. Car on recommence la même chose en 2027. Puis en 2028. Puis en 2029. Et ainsi de suite, etc.

Ce n’est pas linéaire. Les effets se factorisent sur le temps.

Résultat ?

Le pays s’effondre et sa population avec. En clair : appauvrissement général.

La tirade de Monsieur Dessertine dans le film Un idiot à Paris résume bien une telle situation.

“Finie, la p’tite auto, finies les vacances au Crotoy, fini l’tiercé”

POST-SCRIPTUM

La dette de la France ne s’élève pas à 3 400 milliards d’euros, comme on l’affirme.

Elle est BIEN SUPERIEURE.

Ah bon ?

Oui. Les engagements de l’état.

Il s’est engagé auprès de millions de fonctionnaires à leur payer leurs retraites, n’est-ce pas ?

On sait approximativement combien ces pensions coûteront (en raison du problème de l’inflation, etc.) . Mais il FAUDRA les payer.

Si on peut (et encore) couper les budgets de pseudos associations, d’ONG, supprimer des projets pharaoniques (les JO), arrêter d’envoyer des armes à l’Ukraine… il est IMPOSSIBLE de ne pas verser les pensions de retraite à  6,4 millions de personnes (pour un montant total de 87 milliards d’euros, chiffres 2022). (rapport Assemblée nationale, page 7).

Vous pourriez dire : pas de problème, augmentons les “cotisations” payées par les fonctionnaires et par leur  employeur. C’est absurde, puisque leur système est déficitaire et est mécaniquement réglé par les contribuables. Lesquels ne suffisent pas. Donc, ces sommes seront empruntées donc c’est de la dette publique. CQFD.

Pour mieux vous enfumer les spécialistes appellent cela le “hors bilan“.

La valeur actuelle des engagements de retraite de l’État pour ses fonctionnaires civils et militaires est estimée à 1 573 milliards d’euros (à fin 2024)

Vous trouverez cette donnée page 166 du rapport de la Cour des Comptes.

L’état a d’autres “engagements” (comme par exemple des pseudos “garanties” données… à d’autres dettes d’organismes liés à l’état, comme la BPI, SNCF, EDF, système circulaire, cavalerie financière : de 300 à 400 milliards).

Bref, a minima nous en sommes à 3 400 + 1 500 + 500 = la tête à toto et 5 400 milliards d’euros de dette publique.

Bonne chance…

Comme vous le savez, ce sera sans moi. Je préfère payer (un peu) les (très maigres) retraites des fonctionnaires thaïlandais (beaucoup moins nombreux à population égale).

Quant à vous et vos enfants et petits-enfants, c’est votre fonction : vous paierez.

Directement (rapine, confiscation, esclavage) et indirectement (intérêts sur plusieurs générations).

Les ethnologues ont déjà identifié et classé votre espèce :

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Asie Pognon

Révolution du pétrole de schiste en Chine : 1, 2, 3 forez !

Le lundi on y songe, vaguement. Pouf. Le mardi après-midi, les Chinois l’ont déjà fait. Leur production pétrolière va exploser grâce aux huiles de schiste.

Je vous parle depuis longtemps des analystes de Doomberg, des p’tits gars venant de la finance, spécialisés dans les questions énergétiques et sérieusement équipés en neurones.

(Doomberg = jeu de mots entre doom et Bloomberg, le célèbre média économique et financier).

Leur dernier article est renversant. Une chose que j’avais personnellement loupée, pourtant la Chine, c’est mon dada, mais on ne peut pas être bon tout le temps et sur tous les sujets ;-).

L’empire du Milieu dispose d’importantes réserves d'”huiles de schiste” (les gaz de pschitt comme disait l’autre). Combien ? Selon certaines estimations, les 2/3 de celles des Etats-Unis. Ou plus.

Les Américains sont les maîtres INCONTESTES du domaine (c’est de la haute technologie). Ils sont parvenus à créer une véritable révolution énergétique chez eux. Aujourd’hui, sur les 13,5 millions de barils de pétrole qu’ils produisent par jour, le schiste pèse 9 millions !

On ne peut pas se voiler la face : le pic du pétrole conventionnel qui est bien intervenu entre 2005 et 2010 a été littéralement effacé (compensé) par l’explosion de la production non conventionnelle outre-Atlantique à partir de 2008.

La Chine n’est pas sur ces radars. Ou plutôt n’était pas. Car Pékin a lâché ses chiens et mobilise des moyens colossaux pour déverrouiller à son tour cette porte.

Pour quelle raison ? Son gros point faible : ses importations massives de pétrole (11,5 millions de barils par jour) !

Selon Doomberg, s’ils appliquent les mêmes méthodes (et le même talent) que pour d’autres produits et technologies (voitures électriques, téléphonie, trains grande vitesse, nucléaire civil, etc.), alors ils pourraient littéralement casser la baraque.

Et au passage, donner une sérieuse manchette au marché mondial du pétrole. 😉

Les Chinois ne font jamais les choses à moitié. Doomberg a raison de mettre l’accent sur leur rapidité.

Lien : https://newsletter.doomberg.com/p/china-speed

Au-delà de l’économie, un tel développement aux forceps supprimerait le dernier levier aux mains des Américains (la dépendance au pétrole importé, la problématique du détroit de Malacca, etc.).

Enfin, autre démonstration du génie chinois, toutes les sources d’énergie sont explorées simultanément.

Ainsi, les progrès qui s’annoncent fulgurants pour le pétrole de roche mère… n’entravent pas -au contraire- le développement du parc nucléaire et des travaux avec le thorium voire même de la fusion.

L’empire du Milieu fait feu de tout bois, c’est le cas de le dire, car il sait que l’énergie est la condition sine qua non de la puissance vie.

Il sait qu’il aura besoin de pétrole, de gaz, de charbon, de nucléaire, de solaire, d’hydroélectrique (voir leur dernier projet, le plus grand de toute l’histoire). En même temps.

Quel contraste avec le malthusianisme énergétique des Européens !

Dans le domaine énergétique, l’idéologue n’est certainement pas celui qu’on croit.