Categories
Pognon Saloperie et sida mental

Epstein : la chambre de compensation

Le couteau-suisse ou le gel lubrifiant, c’est vous qui voyez pour la métaphore.

Oublions un instant l’angle sexuel sordide du scandale Epstein. Concentrons-nous sur le business.

Qu’avons-nous en point d’entrée ?

  • Mortimer Zuckerman (magnat de l’immobilier)
  • Ariane de Rothschild (héritière)

Ils sont clients d’Epstein qui leur vend des “conseils successoraux” (et autres “analyses de risques“). 45 millions de dollars au total versés en honoraires ! Cela défie les règles du domaine surtout pour un homme seul !

Et en sortie ?

  • Jack Lang et sa fille Caroline bénéficient d’un “investissement” d’Epstein dans une société offshore. Epstein apporte 20 millions de dollars et la fine équipe “partage 50-50” les profits (sans oublier le leg de 5 millions de dollars au bénéfice de Caroline Lang)

(je prends ces exemples comme des illustration car ils ont été dévoilés récemment, les liens évoqués sont bien entendu hypothétiques)

Ces deux points pris séparemment n’ont aucun sens.

  • Pourquoi les “clients” surpaieraient les services d’Epstein caché plus souvent sur sa table de massage que derrière son écran Bloomberg ?
  • Et pourquoi les “bénéficiaires” recevraient de l’argent gratuit de la part d’Epstein ?

La teneur et le nombre des messages échangés entre Epstein et Ariane de Rothschild invalident l’idée d’un quelconque chantage.

Et mettons de côté la corruption directe (on voit mal ce qu’Epstein pourrait obtenir de Lang en 2016 pour 20 millions de dollars).

Que reste-t-il alors ?

Un circuit.

Une sorte de chambre de compensation.

Imaginons : A. de Rothschild achète les “faveurs” de Jack Lang (peu importe leur nature)… Il lui est impossible de verser directement le prix à Lang. Ce serait trop voyant.

Alors Epstein s’insère dans ce qui devient un dispositif. Il est le tiers de confiance. Il permet de “dissocier” les liens de business gris, en les effaçant derrière plusieurs liaisons bipartites légitimes et cloisonnées.

Il est une sorte de notaire (je sais, c’est gonflé !)

Il est aussi l’homme du “déni plausible”.

  • L’héritière peut dire : “les questions successorales sont très complexes dans ma famille, l’expertise d’Epstein m’a été précieuse
  • Le vieux bouc peut affirmer : “Epstein aime l’art, j’ai donc fait des affaires avec lui dans l’art

Epstein est le couteau-suisse du business. Son gel lubrifiant.

Et cette logique s’applique aussi au sexe, par la bande si vous me pardonnez l’expression.

Lors de son dernier séjour à New-York, le prince Andrew a passé 9 jours dans la townhouse d’Epstein. Un ballet de filles (plusieurs par jour) et des liasses de 5 000 dollars en cash…

Epstein payait les tapins du dégénéré anglais (pas seulement à New York, à Londres aussi, etc.)

Pourquoi ?

Par amitié ? Par voyeurisme ? Pour le faire chanter ensuite ? Bien sûr que non. Andrew revenait toujours. Il aimait bien Epstein.

Il s’agissait uniquement d’établir des liens avec des individus qui renverraient l’ascenceur via des affaires ou de nouveaux contacts.

Etre le copain de partouze d’un membre de la famille royale britannique permet forcément de rencontrer d’autres personnes bien placées. Le prince introduisait Epstein dans de nouveaux cercles.

Recevoir à sa table tout le gratin (Mick jagger, Bill Gates, Jeff Bezos, Sergey Brin, Elon Musk, Woody Alen, Noam Chomsky, etc.) permettait aussi de rencontrer d’autres membres de l’élite mondialisée.

Idem pour l’île de la tentation, le jet privé mis à disposition, l’appartement de l’avenue Foch, la maison à Palm Beach, le ranch au Nouveau Mexique, etc.

Chaque nouveau contact, chaque nouvelle interaction pouvait devenir une opportunité d’activer la chambre de compensation.

Aujourd’hui, on veut y voir absolument un gigantesque honeytrap (monté par des services de renseignement), voire un réseau pédophile.

Et si c’était secondaire ?

Le coeur semble plutôt ce principe d’huile dans le business gris. Le pognon, et donc le pouvoir, au-dessus du commun des mortels et de leurs lois.

Voilà l’essence d’Epstein sous la forme d’un théorème :

  • Je rends service à A.
  • Je rends service à B.
  • Alors A et B peuvent passer par moi pour se rendre des services entre-eux.

Au fil du temps, et parmi tous les A et les B, des services de renseignement se sont sans doute inscrustés.

Le système est devenu trop gros et Epstein a dérapé avec sa propre consommation (les filles, même mineures, les viols) tel un dealer abusant de sa propre drogue.

Et des personnalités trop importantes se sont retrouvées à poil -au sens propre parfois- dans la chambre de compensation d’Epstein.

Il est devenu un passif, un risque trop important.

Il a donc été “suicidé” en prison le 10 août 2019.

L’élite mondialisée a besoin de gel lubrifiant. Pas uniquement pour le sexe. Mais aussi pour le business.
POST-SCRIPTUM

Soit Peter Mandelson. Membre influent du Labour britannique. Copain de Blair. Membre de plusieurs cabinets ministériels. Commissaire européen. Ambassadeur aux Etats-Unis en 2025 (avant d’être viré).

Bref : une synthèse globalo neuneu. La cible parfaite.

Cherry sur le cake : il est homo et il déteste Trump (on peut mesurer la stupidité britannique consistant à nommer ce type à Washington, trois semaines après l’investiture de Trump).

En 2023, il épouse… un homme, Reinaldo Avila da Silva qui est son boyfriend brésilien depuis le milieu des années 90 (20 ans de différence d’âge entre les deux tourteraux).

Les messages révèlent la dynamique de sa relation avec Epstein.

En 2009, Mandelson -qui est un lord- lui demande… d’envoyer du cash à son petit copain !

Pourquoi ?

« Je viens de réussir à parler au bureau des frais de scolarité de l’école d’ostéopathie et j’ai pu confirmer que mes frais annuels s’élèvent à 3 225 £ », écrit le Brésilien à Epstein (source)

Epstein règle instantanément ces quelques milliers d’euros.

Le lendemain, le gay en mode samba décidément fort glouton remet le couvert : il réclame 10 000 GBP !

Epstein paye une fois de plus rubis sur l’ongle.

Mandelson -riche à millions- ne pouvait pas payer des frais universitaires et autres “dépenses de fonctionnement” de son toyboy brésilien ?

C’est une farce.

Détail sublime : Mandelson demande même à Epstein de rappeler à son mignon qu’il doit déclarer ces sommes comme des prêts afin d’éviter une déclaration fiscale (en tant que cadeaux) ! 😉

Mais ce n’est pas fini. En avril 2010, Epstein ordonne à son comptable d’envoyer 13 000 dollars au mignon… Puis un peu plus tard, nouvelle instruction : 2 000 dollars par mois.

Inutile d’invoquer l’homosexualité comme une sorte de paravent de la honte… L’appartenance à la jaquette de Mandelson était connue de tous en 2009.

Bref. Epstein payait non pas par charité, ni par amitié, ni par amour, mais probablement en rémunération indirecte de services que Mandelson -corrompu- rendait à certaines tierces parties.

La chambre de compensation.

Mandelson vient d’être viré du parti et démissionné de la chambre des lords. Il a une enquête criminelle aux fesses (corruption, conflits d’intérêt, fourniture d’informations confidentielles). Il est cuit.

 

Categories
Saloperie et sida mental

Jeunes en âge de travailler… ou de se battre ? La bombe à retardement africaine

Jeunes chômeurs africains venant pour postuler. Mais… postuler à quoi exactement ? A vous.

Pour une fois que la Banque mondiale pond un rapport intéressant… et vrai. 😉

Ce temple de la mondialisation neuneu nous rappelle -à raison- que ça va secouer sévère dans les “pays en voie de développement“.

Un ministre du Ghana parle même de “bombe à retardement“. C’est assez terrifiant, n’est-ce pas ?

Mais, bon sang de foutritude, que se passe-t-il ? !

1,2 milliard d’individus entre 15 et 24 ans vont entrer sur le marché du travail d’ici 2035 (source)

Aïe. La tuile.

L’expression de “marché du travail” est bien entendu assez ridicule quand on parle des pays africains… Car oui, cette explosion démographique est surtout africaine (et aussi indienne).

Par ailleurs, il faut comprendre que cette tranche d’âge… c’est celle qui fait les meilleurs soldats.

Eh oui.

Rien de tel qu’un mâle de 20 ans, plein de testo, qui s’ennuie et qui ne peut pas baiser.

“Bonjour, je m’appelle Moussa, j’ai un bac + 10. Vous auriez un boulot pour moi ?”

Là encore, c’est l’occasion de dégonfler nos fantasmes de “guerre à la Russie”… Les Français sont physiquement rincés. Ce qui n’empêche pas les boumeurs qui se font caca et pipi dessus d’être les plus russophobes et belliqueux.

Revenons aux projections de la banque (car on ne triche pas avec la démographie).

Nigéria. Population actuelle : 240 millions. En 2035 ? 285 millions à la louche.

L’été dernier, 1,9 million de personnes ont postulé pour 30 000 places dans la fonction publique (source).

Ah c’est sûr qu’on ne fait pas le poids avec nos pauvres concours de profs en Seine-St-Denis (bientôt, on paiera les quelques candidats pour leur faire accepter de “réussir” tel ou tel concours de recrutement dans l’Ed’ Nat’).

Bon alors, cette masse africaine, masculine pour moitié, elle fera quoi d’après-vous ?

A part postuler pour des emplois de fonctionnaires qui n’existeront pas ?

Hum ?

Se foutre sur la gueule ? Oui, effectivement, c’est un classique.

Mais encore ?

Venir chez vous mes chéri(e)s !

Car l’Europe sera TOUJOURS plus moelleuse, juteuse, fascinante, attirante, sensuelle, excitante, prometteuse que leur pays shitholien, sans perspective, sans rien.

Comment ? Vous dites ?

Vous allez “contrôler les frontières” ? Et “maîtriser les flux migratoires” ?

“Ah nom de Dieu, ça fait du bien de rire ! Merci !”

Oui, bien sûr. Allez papy, allez mamie, reprenez une cuillère de sirop contre la toux avec quelques cachets de Rivotril, ça vous calmera.

L’explosion démographique africaine (répétons-le, c’est l’unique sujet) va inévitablement “déborder” sur l’Europe.

L’Afrique -elle- continuera à être déstabilisée et de plus en plus (mais ça, ce n’est pas nouveau).

Le débordement migratoire vers l’Europe de l’Ouest est une certitude mathématique (et politique).

La seule inconnue ? Son amplitude.

Bref. La “crise des jeunes chômeurs africains” que l’on vous annonce d’ici 2035… c’est en réalité une sorte miroir.

Elle réfléchit en fait… votre propre situation.

Qui ne fera qu’empirer (socialement, économiquement, politiquement, culturellement, sanitairement, etc.).

En attendant, heureusement que l’on sait identifier notre ennemi.

“Célérusses !”
Categories
Saloperie et sida mental

Vengeance américaine en Syrie ? La maladie du déclin

Nous parlions de la certitude américaine selon laquelle la violence militaire peut tout régler et en particulier les problèmes politiques.

Voici une nouvelle illustration de ce délire.

La semaine dernière, 2 soldats et un civil américains sont abattus (et 3 autres blessés) en Syrie dans une embuscade tendue par Isis (état islamique, Daech, Allah Incorporated, Kaboul Burger, Mecca Mechanics… l’étiquette importe peu, le produit reste identique) (source).

Oublions pour un moment que cet “Isis” recouvre AUSSI les types au pouvoir à Damas (les coupeurs de têtes réhabilités par Washington) et qui osent désormais se pavaner à l’ONU et sur la pelouse verte de la Maison Blanche.

(ici, zoom avant sur la gueule ahurie de notre Laurent Fabius pas vraiment national, avec son fameux “ils font du bon boulot“)

Les ennemis de mes amis de l’oncle de mes ennemis de ma tante par alliance sont mes amis…. hein mon Lolo ? “Responsable mais pas coupable” jusqu’au bout des ongles. Et de la nuit.

Dans la plus pure veine trumpesque (qui est un homme revanchard), l’armée américaine vient de lancer des frappes en Syrie pour se venger.

  • 70 cibles touchées
  • gros moyens mobilisés : avions, hélicoptères et artillerie

Bref, du monde au balcon et un beau spectacle.

Le Pentagone comme à son habitude en mouille son slip de bonheur :

“L’opération a utilisé plus de 100 munitions de précision ciblant des infrastructures et des sites d’armement connus de l’EI.” (source)

“America, fuck yeah !” (les cinéphiles apprécieront…  )

A ce stade, une question brûlera les lèvres de tout honnête homme : mais dites les cocos, si ces installations “terroristes” étaient déjà “connues” pourquoi ne pas les avoir détruites… AVANT ?

Dit autrement : pourquoi les avoir épargnées jusqu’à maintenant ? 😉

Bug mental.

Ou alors, s’agit-il d’une sorte de jeu pour gamins psychotiques ?

Cette déclaration officielle (franchement surréaliste) démontre que la politique étrangère américaine est devenue une gigantesque farce.

Pire encore : une farce assumée, une autoparodie.

Car la seule question devrait plutôt être : que FICHAIENT encore en Syrie ces cinq soldats américains et leurs camarades ? !

Lors de son premier mandat, Trump voulait sortir les boys du bourbier syrien… On se souvient que le Pentagone à l’époque avait carrément DESOBEI. Les soldats américains n’ont en réalité JAMAIS quitté ce territoire maudit.

Et il faut sans cesse rappeler l’écrasante responsabilité des Etats-Unis dans cette terrible guerre (opération “Timber Sycamore” lancée par le pseudo Jésus Christ noir, ci-devant prix Nobel de la paix : Barack Hussein Obama…).

Bref.

On pourrait même douter de la réalité de l’opération vindicative… L’armée US aurait-elle simplement bombardé un bout de désert ? Des dunes ? Quelques ruines ? Comme une sorte de feu d’artifices pour satisfaire les yeux et l’égo ?

La vérité est bien plus prosaïque : les Etats-Unis sont désunis. Au sens littéral.

Ils sont divisés entre des factions, des groupes, des sectes, des courants qui tirent à hue et à dia et s’affrontent sur tous les sujets.

Le résultat ? Si un seul homme (et quel homme !) occupe le bureau ovale de la Maison Blanche et monopolise l’espace médiatique… la machine étatique américaine -elle- est erratique. Fractionnée en un puzzle halluciné.

Les contradictions internes se multiplient comme les crapauds copulant après la pluie tiède de la mousson.

  • on dit que la Russie n’est plus un ennemi, on embrasse Poutine en Alaska mais en même temps on fait tout pour prolonger la guerre en Ukraine
  • on dit que la Chine n’est plus un ennemi (un “concurrent“), mais on vend à Taïwan des armes (dernier paquet d’un montant record de 11,1 milliards de dollars, comprenant plus de 80 systèmes de roquettes Himars qui peuvent frapper la Chine continentale) (source)
  • on dit qu’on a mis fin à huit guerres dans le monde depuis janvier 2025, on réclame le prix Nobel de la paix mais en même temps on veut faire la guerre au Vénézuéla (et aussi un peu à l’Iran)
  • on pleurniche sur le massacre des Palestiniens à Gaza mais en même temps on arme jusqu’aux gencives les Israéliens
  • on lutte contre le “terrorisme” mais on reçoit à la Maison Blanche des experts en la matière, les coupeurs de têtes islamistes syriens
  • on contrôle, on dirige, on finance l’Otan, mais on laisse son secrétaire général (nommé par soi-même) faire des déclarations hystériques (“nous sommes la prochaine cible de la Russie“) (source)

… La liste est aussi longue que folle-dingo.

Ici, on rentre dans le diagnostic clinique. Les symptômes de la maladie sont aussi évidents que multiples. Et cette pathologie s’appelle le déclin.

Nous assistons en temps réel à la décomposition d’un empire.

POST-SCRIPTUM

Prenez un peu de distance. Inspirez à fond. D’accord ?

A présent, imaginez la Russie et la Chine se comportant de la même manière sur la scène internationale !

Ca vous fait quoi au niveau du cortex ?

Court-circuit mental, n’est-ce pas ?  😉

Si ces 2 puissances sont traversées bien entendu par des “courants” différents (c’est humain), leurs dirigeants parviennent à pousser (ou à tirer) dans UN SEUL SENS, cohérent.

Pour être aussi rigoureux que complet, voici une autre hypothèse : l’attitude de l’Oncle Sam ne serait qu’une mise en scène.

En gros, l’exécutif appliquerait la “madman theory” du président Richard Nixon. Sa stratégie consistait à laisser croire que lui et son administration étaient cinglés, imprévisibles afin d’entretenir le flou et provoquer la confusion voire la peur chez leurs ennemis.

Je n’y crois pas (même si Trump doit en jouer un peu, à son échelle personnelle).

Car la HAINE entre les factions américaines est bien réelle et très intense. On peut même parler de guerre civile 2.0.

Dans un tel état de désunion féroce (il faut suivre l’actualité intérieure américaine depuis 2008 pour en prendre la mesure), il est normal si l’on peut dire que la politique étrangère en soit le reflet.

POST-SCRIPTUM BIS

J’utilise les mots d'”autoparodie” et de “décomposition“.

Démonstration en un demi siècle.

1969 : Nous sommes en pleine guerre du Vietnam. Nixon ordonne une campagne secrète de bombardements MASSIFS sur l’est du Cambodge (pour détruire les bases arrières vietnamiennes). Opération “Menu” : 260 tonnes de bombes par jour, en continu, pendant… 14 mois ! Un volume d’explosifs sur une petite surface qui dépasse l’entendement (en équivalent poids de TNT, ça fait du 7 fois l’explosion nucléaire d’Hiroshima).

2025 : Trump (?) ordonne la destruction à coups de missiles de quelques speedboats au large du Vénézuéla (transportant un peu de drogue et quelques prolos analphabètes).

Autre lecture possible : le pourrissement du système américain n’est pas récent…

POST-SCRIPTUM TER

Les paroles du clip “America ! Fuck Yeah !” (Team America World Police) résument assez bien la situation.

Et avec humour en plus.

Les voici pour votre édification anglophone. 😉

America
America

America, fuck yeah
Comin’ again to save the motherfuckin’ day, yeah
America, fuck yeah
Freedom is the only way, yeah

Terrorists, your game is through
‘Cause now you have to answer to

America, fuck yeah
So lick my butt and suck on my balls
America, fuck yeah
What you gonna do when we come for you now?

It’s the dream that we all share
It’s the hope for tomorrow
Fuck yeah

McDonald’s (Fuck yeah)
Walmart (Fuck yeah)
The Gap (Fuck yeah)
Baseball (Fuck yeah)
NFL (Fuck yeah)
Rock and roll (Fuck yeah)
The Internet (Fuck yeah)
Slavery (Fuck yeah)

Starbucks (Fuck yeah)
Disney World (Fuck yeah)
Porno (Fuck yeah)
Valium (Fuck yeah)
Reeboks (Fuck yeah)
Fake tits (Fuck yeah)
Sushi (Fuck yeah)
Taco Bell (Fuck yeah)
Rodeos (Fuck yeah)
Bed, Bath & Beyond (Fuck yeah, fuck yeah)
Liberty (Fuck yeah)
Wax lips (Fuck yeah)
The Alamo (Fuck yeah)
Band-Aids (Fuck yeah)
Las Vegas (Fuck yeah)
Christmas (Fuck yeah)
Immigrants (Fuck yeah)
Popeye (Fuck yeah)
Democrats (Fuck yeah)
Republicans (Fuck yeah, fuck yeah)
Sportsmanship
Books