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Résistance

Emmanuel Todd s’intéresse enfin à la Chine !

Au Japon, comment dit-on “félicité éternelle”, “fertilité abondante” et “beauté cosmique” ? “Alain Delon” bien entendu (mais aussi “Emmanuel Todd”) !

Nouveau passage d’Emmanuel Todd chez l’excellent Fréquence Populaire Média.

Lien : https://www.youtube.com/watch?v=GCXTDhNUN-Y

Deux heures d’intelligence. Il se bonifie avec l’âge.

J’ai toujours eu un faible pour cet homme. Tout en reconnaissant qu’il a pu se planter dans les grandes largeurs (inutile de rappeler le triste épisode du “hollandisme révolutionnaire” qu’il avait théorisé… j’en ai encore des hauts-le-coeur et des palpitations cardiaques). 😉

Todd reconnaît d’abord son erreur : son -gros- angle mort fut/est incontestablement… la Chine.

Une paille…

Alors que, paradoxe, il connaît bien le Japon. Emmanuel Todd est “Alain Delon” chez les Nippons 😉 (les aficionados reconnaîtront la référence).

Il veut donc rattraper le temps perdu.

C’est une preuve d’intelligence que de reconnaître ses manquements.

Il tresse des louanges à un affreux économiste français libéralo-neuneu qui a eu pourtant une fulgurance : les ORDRES DE GRANDEUR faussent toutes les analyses avec la Chine.

Exemple pratique : les libéralo-neuneus, émus de la culotte, vous parlent de la “spécialisation” de chaque pays qui ensuite vont s’échanger leurs biens (“avantage comparatif“, analyse ricardienne, blablabla).

Illustration : je te vends mes slips en soie sauvage, tu me fourgues tes bouteilles de vin. Résultat : un partout la balle au centre, le pic de la félicité libérale, le bonheur sur Terre.

Tu parles.

Sauf que ces glandus ont compris (trop tard !!!) que la Chine en raison de son immensité peut se spécialiser… DANS TOUT. 😉

Et c’est exactement ce qu’elle fit… écrasant ainsi TOUTE l’industrie occidentale !

Par ailleurs, il y a 2 temps dans la révolution économique chinoise : d’abord l’écrasement de l’Occident (en produisant la même chose mais en plus grande série, plus vite et à meilleur prix)…

Mais aujourd’hui, 2ème étape : la Chine nous DEPASSE dans les technologies de pointe.

Preuve : cette buse de Macron suppliant Xi Jinping d’effectuer des “transferts de technologies vers l’Europe” !

Nous sommes désormais les Africains de la Chine…

Les six enfants de la famille Dupont devant leur domicile du 6ème arrondissement à Paris : l’aîné Charles-Henri, Joseph, Pierre, Christian, François et le petit dernier Edouard. Ils sont tous scolarisés au lycée Louis le Grand.

Autre fulgurance : la Chine est dirigée par des ingénieurs… l’Occident par des avocats (cas emblématique des Etats-Unis).

Alors qui va gagner d’après vous ? Vous me lisez depuis longtemps, donc… vous savez. 😉

Une question reste en suspens : Todd ne peut toujours pas expliquer la chute de la fécondité (“niveaux ultra bas”) dans les pays asiatiques… qui sont pourtant très divers (religions, structures familiales).

Son interviouweuse (qui a vécu au Japon pendant plusieurs années et a même eu 3 enfants là-bas) indique -à mon avis- la bonne piste : ces pays se sont épuisés, littéralement, avec la croissance économique à bride abattue.

La croissance et le développement (voir les “tigres” comme le Japon, la Corée du sud, Singapour, Taïwan, puis la Chine, à un rythme démentiel) ont littéralement sublimé si j’ose dire… le sexe.

Au point de le remplacer purement et simplement ?

On ne peut pas d’un côté produire comme un fou furieux, tirer tout le collectif vers l’avant et le soir tirer des coups avec Josette ou Marie-Chantal pour se reproduire, excuse my french.

Je suis d’accord avec Todd : ce n’est donc pas le stade du “nihilisme” qu’il applique (à raison) à l’Occident (voir son formidable bouquin, la Défaite de l’Occident)

Bref, le sujet demeure ouvert. Il faudra creuser.

Un regret : il ne rappelle pas que la démographie, en tant que facteur explicatif de la puissance, est toujours RELATIVE.

C’est fondamental.

Donc, oui, la Chine va perdre 500 millions d’habitants (d’ici 2060/80), ça donne le vertige… Un demi milliard de mecs en moins ! Zou ! Crac !

Et alors ?

Quid des autres pays ?

Il restera toujours DAVANTAGE de Chinois que de Japonais, d’Européens, d’Américains, de Russes, d’Indonésiens, etc.

Bref, à mon avis, c’est Chirac qui posait -en son temps- le bon diagnostic : “ça m’en touche une sans faire bouger l’autre“.

Et d’ailleurs, je peux ainsi boucler mon papier sur une pirouette puisque le grand Jacques était un véritable passionné, un érudit… de la culture japonaise.

Chirac à bord du Concorde. “Smooth pimping, suave gangsterism”. Les jeunes ne peuvent pas comprendre… Todd, lui, n’a pas oublié.
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Résistance

Trump révolutionnaire : “stop à l’immigration du tiers-monde”

Un homme hors du temps.

Quelques jours après la tentative d’assassinat contre Trump (13 juillet 2024 en Pennsylvanie), voici ce que j’écrivais :

Economie et immigration : pourquoi Trump est révolutionnaire (lien)

Et j’ajoutais : “Pourquoi sera t-il réélu triomphalement en novembre ?

Sa campagne était axée sur l’immigration (liée à l’économie). Voilà pourquoi je faisais un parallèle audacieux avec… Georges Marchais (dirigeant du PCF dans les années 70, les jeunes auront du mal à comprendre).

Tout était déjà là durant sa campagne de 2016 (souvenez-vous le fameux mur à la frontière avec le Mexique ou encore la suspension -temporaire- des visas attribués aux ressortissants de pays musulmans).

Bref, le sujet n’est pas nouveau chez lui.

C’est ce qui rend cet homme unique (malgré ses nombreux défauts).

Il vient de franchir un nouveau cap dans la même thématique en proposant de “suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde”  et d'”expulser tout ressortissant étranger qui constitue un fardeau public, un risque pour la sécurité ou qui n’est pas compatible avec la civilisation occidentale” (source) !

C’est révolutionnaire.

Faisons abstraction du contexte, simple prétexte (un Afghan a abattu 2 membres de la garde nationale à Washington en criant “Allah Snack Bar“).

Posons plutôt la question, très simple, évidente même : pourquoi devons-nous accueillir des populations du tiers-monde ?

Des individus non éduqués, dont beaucoup souffrent de problèmes psychologiques, à mille lieux de notre civilisation, ne comprenant pas ou rejetant nos valeurs, coutumes, notre mode de vie et pratiquant -souvent- une religion-idéologie totalitaire et donc nocive (l’Islam).

Pourquoi ?

Faites le test autour de vous, c’est éminemment ludique.

  • Les neuneus répondront : “Parce que” (c’est souvent le niveau intellectuel -et encore difficilement atteint- de la masse).
  • Les neuneus se croyant éduqués lâcheront : “C’est la loi, l’asile est un droit” (les plus frétillants d’entre-eux ajouteront bien sûr : “prout“).
  • Et enfin, les neuneus illuminés, les ravis de la crèche (il y en a encore quelques uns) rentreront en transe : “Jésus nous l’ordonne. C’est notre devoir de chrétien d’accueillir des milliards de va-nu-pieds” (inutile de broder, Jean Raspail en 1973 a parfaitement décrit ces cinglés hystériques dans son livre Le camp des saints).

Bref. L’asile c’est du juridisme. En clair, une loi qui peut être défaite par une autre loi.

Ce n’est en AUCUN CAS un droit naturel humain.

Donc, répétons-le : pourquoi DEVONS-NOUS OBLIGATOIREMENT accepter ce fardeau démographique, économique, civilisationnel qui s’oppose à notre essence et à nos intérêts ?

Le bon sens commande non pas d’arrêter toute immigration, mais de choisir très précisément, c’est-à-dire discriminer (superbe mot d’origine latine et si humain), les étrangers que nous autorisons à venir vivre parmi nous, dans notre pays.

L’immigration est un privilège que l’on accorde.

Absolument pas un droit.

Bien entendu, AUCUN politicien occidental depuis des décennies n’ose réfléchir de cette façon (J-M. Lepen fut sans doute le dernier, son livre de 1984 Les Français d’abord a sans doute inspiré le America first de Trump. Sans oublier Enoch Powell, en 1968, avec son discours –fulgurant et terribleThe rivers of blood où il décrivait parfaitement la folie suicidaire des Occidentaux).

Et pourtant, refuser les étrangers venant du tiers-monde, constitue une décision rationnelle.

La déraison consiste à accueillir chaque année en France des CENTAINES DE MILLIERS de personnes originaires de ces pays pauvres.

De toutes les façons, vous connaissez la réalité : c’est trop tard. L’Europe de l’Ouest a déjà été submergée, le mal a déjà été fait.

Mais ce n’est pas une raison pour ne pas reconnaître la nature révolutionnaire du 47ème président des Etats-Unis.

Comme une sorte d’hommage… posthume (car ce mouvement s’éteindra avec lui).

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Asie

Encerclement : l’agressivité américaine face à la Chine

 

La carte date certes de 2016, mais la logique américaine saute aux yeux. Du côté de Pékin, cela est vu comme une agression permanente (et pas du tout comme un dispositif “défensif”). La Chine refuse la prétention américaine de la “contenir” (source)

Je signale un article intéressant (écrit par un ancien officier américain vivant à Bangkok) au sujet de la stratégie américaine d'”encerclement” (ou de “blocus“) de la Chine.

J’ai très souvent écrit au sujet de l’agressivité chinoise, expression d’une politique délibérée baptisée “guerre sans limite” avec pour cible principale les Etats-Unis… Mais il faut admettre que l’Oncle Sam est EGALEMENT extrêmement agressif face à Pékin et ses prétentions politiques (reprendre sa place : celle du milieu… l’empire du Milieu).

La traduction française est un peu faite avec les pieds, mais pas grave. Lien : https://reseauinternational.net/les-plans-americains-pour-un-blocus-de-la-chine-continuent-de-prendre-forme

Le levier principal de cet encerclement repose sur le point faible de la Chine : ses approvisionnements en énergie (et surtout le pétrole). La Chine en consomme énormément et en produit peu.

Le gros passe par la mer… dominée par les Etats-Unis qui prend un malin plaisir à appuyer sur des points de contention (détroit de Malaca, Golfe Persique, Iran, etc.).

Mais ce n’est pas tout. La boîte à outils américaine est bien fournie :

  • coups d’état / révolutions de couleur
  • déstabilisation / terrorisme
  • alliances commerciales (le pognon) / militaires (le bâton)
  • jusqu’aux guerres par proxy

En clair : la violence protéiforme.

Concernant les guerres par proxy, on citera l’Ukraine évidemment (pour affaiblir voire dépecer la Russie), l’Iran (avec Israël), mais aussi les attouchements américains en Birmanie où la Chine construit des pipelines pour justement équilibrer le risque sur le détroit de Malacca, sans parler des fantaisies terroristes menées au Pakistan (la CIA excite des groupes du Balouchistan qui attaquent des intérêts chinois).

Liste non exhaustive !

Enfin, les morceaux les plus visibles comme Taiwan, le Japon, la Corée du sud, les Philippines qui complètent le dispositif. Là, il s’agit de fixer la Chine et de lui contester l’accès à la mer (mer de Chine, pourtant sa mer “intérieure”, et le Pacifique).

L’Oncle Sam occupe une centaine de bases militaires au Japon et en Corée du sud pour un total de 83 000 personnels !

Ces bases sont systématiquement présentées comme défensives. Alors que vues de Pékin elles incarnent une agression permanente (l’empêchant de jouir de sa zone d’influence naturelle).

Concrètement, les Etats-Unis font donc feu de tout bois, exactement comme la Chine. Si les 2 acteurs n’ont pas le même texte, ils partagent bien la même scène.

L’article a aussi raison de rappeler que face à Trump, il ne faut pas écouter les discours, mais analyser les actes.

America First, le repli sur soi… étaient manifestement des faux semblants de campagne électorale. Idem pour l’art du deal, la marotte de Trump.

C’est du pipo, de l’emballage, du marketing voire même des psyops (pour endormir l’adversaire ou faire diversion, Trump excelle dans ce rôle, le “madman“, sorte de Richard Nixon sous stéroïdes).

A peine élu, nous devons admettre que le président américain s’est coulé dans le moule géopolitique classique, en y apportant certes son style particulier.

L’administration Trump réaffirme l’objectif stratégique de “contenir” la Chine qui avait été un peu ramolli durant la présidence Biden (et encore, pas avec le conflit ukrainien, dont la cible était la Russie et donc également la Chine).

On note des constantes dans le domaine de la politique étrangère de Washington, avec des différences de rythme, d’amplitude et de style en fonction des administrations.

Ce “containement” est ainsi identique à celui opposé à l’Union Soviétique durant la guerre froide (on peut y ajouter la théorie du “rollback“, plus agressive face à la menace communiste de l’époque).

L’action géopolitique des Etats-Unis s’appuie sur trois leviers :

-l’exceptionnalisme (quelque chose de spécifiquement américain et qui n’est pas seulement l’enfant terrible des empires coloniaux britanniques ou français de la grande époque… les Américains ont un grain – au sens de folie- très particulier)

-l’importance de la domination des mers (évidence héritée du colon britannique)

-la mise en oeuvre de la théorie du Heartland (Mackinder, 1904) : on boucle sur l’opposition mer/terre, la puissance maritime devant ainsi contenir la puissance terrestre (en 1939, les Etats-Unis ne pouvaient pas laisser l’Allemagne nazie s’emparer de toute l’Europe, et plus tard, idem face à l’Union Soviétique).

Conclusion ? la guerre sino-américaine est bien réelle. Et intense.

L’empire de l’Ouest cherche systématiquement à attaquer car il ne peut que constater le développement à marche forcée de la puissance terrestre (Chine et ses alliés, comme la Russie etc.).

A terme, sa défaite est probable car il subit l’inexorable déclin des empires (surextension, fatigue), mais surtout parce que son “aire civilisationnelle” se fracture (guerre civile américaine 2.0 et invasion “migratoire” de l’Europe de l’Ouest).

C’est une faiblesse considérable face à l’homogénéité chinoise, un bloc civilisationnel (on peut même ajouter éthnique) dur, cohérent.

Ce fait est systématiquement ignoré alors que c’est la clé du conflit qui marquera le 21ème siècle.

Le corps (au sens organique) de l’Occident se disloque.

Aucun empire n’a jamais survécu dans ces conditions.

POST SCRIPTUM

Pourquoi j’insiste, systématiquement, sur le principe ethnique et celui d'”aire civilisationnelle” ?

Parce que les utopies universalistes ont échoué. Elles ont provoqué des ravages.

Leur dernier avatar, c’est-à-dire le globalisme, s’effondre sous nos yeux. Et il faut célébrer cet échec cinglant.

La modernité s’incarne désormais dans l’unicité ethnique, civilisationnelle. Si le mot vous effraie, parlons alors de “cohérence”.

Trivialement cela se traduit par “chacun chez soi“.

Appelons cela le “concert des nations”. Cela n’a jamais empêché les alliances ni la coopération.

Bref, ce n’est pas du tout le retour de la barbarie comme l’affirment les globalos-neuneus.

Mais au contraire le reflet de la diversité humaine, la vraie, celle qui est ontologique et donc nécessaire.

A cette aune, on peut affirmer que la Chine et la Russie (et d’autres) incarnent la modernité.

Les globalistes sont has been. Ils ont pris un terrible coup de vieux (visualisez le ravi de la Raiepoublique, Attali, avec son “un pays c’est un hôtel“).

Voilà la leçon historique que l’on peut -déjà- tirer de ce siècle.